Chronique de mars 2025

Le 1er, les animateurs pastoraux du secteur occupent l’hôtellerie pour une retraite d’un jour. Asta Lemiesle regagne Paris, après trois jours pleins de perfectionnement de notre chant choral.

Le 3, nous sont livrées les cuves où vont se mixer, macérer, maturer les mélanges successifs du limoncello. Les résidents du Petit Béthanie commencent, avec François Berquet, le long chantier de nettoyage et de cirage des reliures anciennes de la bibliothèque.

Le 5, mercredi des cendres, nous prenons une journée de désert.

Le 6, l’entreprise Riffard, d’Estissac, branche l’arrivée et l’écoulement de l’eau dans le laboratoire, maintenant équipé. En début d’après-midi, nous prenons la route de la Pierre-qui-Vire, pour la première étape de la session sur les Églises chrétiennes d’Orient. Elle est animée par frère Isaïa Gazzola, de l’abbaye de Lérins, et Mgr Job Getcha, évêque orthodoxe en Turquie ; tous deux sont enseignants à l’Institut Catholique de Paris.

Le 8, nous rentrons pour les premières vêpres du premier dimanche du carême.

Le 10, Ghislain, notre comptable, nous commente les comptes de l’année passée.

Le 11, frère Brice part pour Menton. Il va rencontrer nos fournisseurs producteurs de citrons et charger la première cargaison de ces fruits précieux dans le scénic. Ça ne sera pas comme cela à chaque commande, mais commerce oblige, et c’est une occasion unique pour revoir des lieux familiers où habitaient ses grands-parents.  

Du 13 au 25, frère Xavier séjourne en famille.

Le 14, frère Brice est de retour et décharge ses cent kilos de citrons dans le laboratoire déjà opérationnel.  Après nous être bien renseignés, nous attendrons lundi pour les zester.

Le 15, frère Bernard est en réunion avec l’équipe œcuménique du diocèse, à Saint-Julien-les-Villas

Le 16, en fin de journée arrive, pour trois jours, frère Bertrand.

Lundi 17, jour mémorable : nous nous armons tous d’une râpe spécialement conçue pour zester les citrons. Pas question d’une machine ! Elle risquerait d’abimer les fruits, ce qui ne serait pas très bien apprécié par Catherine Manoël, confiturière professionnelle, qui nous achète les citrons zestés (voir site : le comptoir des confitures).

Le 18, nous nous remettons à la tâche, pour achever l’opération au plus vite. Frère Brice peut ainsi faire aussitôt le mélange alcool/zeste. Tout semble aller pour le mieux, sauf que l’éclairage au néon qui se trouve juste au-dessus de la cuve de mixage explose, suite à un geste malencontreux… Réaction chimique instantanée du mélange : 100 l d’alcool perdus ! Les douanes nous autoriseront à nous en servir comme désherbant. En attendant, pas de temps à perdre, on ne reste jamais sur un déboire : 100 l d’alcool et 100 kg de citron sont de nouveau commandés. L’électricien est convoqué, chargé bien sûr de déplacer la lampe.

Le 19, frère Guillaume traite le dallage des allées, pour éliminer la mousse qui s’est incrustée dans les joints, avec les années.

Le 20, frère Guillaume et frère Brice livrent les citrons zestés, intacts eux, au comptoir des confitures.

Le 21, nous accueillons Thierry Gaches, économe du Bec, venu visiter frère Michel à Troyes.

Le 25, solennité de l’Annonciation, nous gardons à déjeuner notre comptable et son épouse. Dans l’après-midi, frère Étienne et frère Paul Emmanuel gagnent La Tuilerie, dans la banlieue de Troyes, chez les sœurs Oblates-de-Saint-François-de-Sales, pour leur retraite de carême.

Le 29, séjournent, comme tous les ans depuis presque trente ans, les amis d‘Agnès Poussièlgue, ancienne professeure de frère Bernard qu’elle appelle toujours Buchoud.

Le 31, nouvel arrivage de citrons !